
Malgré cela, la prise en charge de ces publics au niveau national reste problématique et ne permet pas d'assurer pleinement les principes de continuité et d'inconditionnalité de l'accueil.
C'est pourquoi le gouvernement engage une « refondation » du dispositif d'hébergement et d'accès au logement.
Dans l'Aube, cette refondation a débuté en janvier 2010 par le lancement des travaux visant à élaborer le « plan départemental d'accueil, d'hébergement et d'insertion » (PDAHI) des personnes sans domicile , associant tous les acteurs de l'inclusion sociale, des collectivités territoriales et des partenaires de l'État concernés par l'insertion sociale.
Le PDAHI doit permettre de programmer sur cinq ans l'offre d'hébergement et de logement adapté en faveur des personnes en situation de précarité, et de garantir un pilotage fort par l'État.
Actuellement, le département de l'Aube dispose de :
67 places d'hébergement d'urgence,
12 places de stabilisation,
243 places en centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS),
18 places en pension de famille,
205 places en centres d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA),
159 places en logement temporaire (ALT),
9 lits « halte soins santé »,
6 lits d'accueil médicalisé.
Dans le cadre du PDAHI, et en cohérence avec la volonté gouvernementale de « refondation du dispositif d'hébergement et d'accès au logement », le département de l'Aube doit aujourd'hui repenser les principes mêmes d'organisation de son dispositif, et mettre en œuvre un « service public de l'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri » piloté par l'État, au sein duquel les associations auront un rôle majeur à jouer.
C'est la raison pour laquelle un appel à projets a été diffusé dans l'Aube fin janvier 2010 par le Préfet en vue de créer un « service intégré d'accueil et d'orientation » (SIAO) des personnes sans abri et mal logées.
Ce service sera mis en place à l'échelle départementale. Il devra répondre à deux niveaux de prise en charge des personnes sans domicile fixe ou risquant de l'être :
la prise en charge et la mise à l'abri en urgence
l'insertion (hébergement stable et logement)
Les trois grands principes fondamentaux d'un service public devront être respectés :
la continuité de la prise en charge des sans-abri, avec la mise en place d'un suivi personnalisé et sans rupture de prise en charge
l'égalité des personnes face au service,
l'adaptabilité des prestations aux besoins des personnes.