
Les gendarmes de la brigade nautique intérieure (BNI) interviennent là où les enquêteurs « terrestres » ne peuvent pas accéder. Leur spécialité : la police technique subaquatique, l'exploration des abîmes à la recherche d'indices.
La BNI est une des unités spécialisées de la gendarmerie qui compte aujourd'hui environ 250 personnels intervenant en métropole et dans les DOM-TOM.
La seule BNI de la région Champagne-Ardenne a été crée en 2006 et implantée à DIENVILLE (Aube). Les locaux implantés dans l'ancienne capitainerie du Lac d'Amance regroupent quatre plongeurs de la gendarmerie nationale.
Les gendarmes de la brigade nautique intérieure se voient attribuer des missions spécifiques à leurs qualifications :
- La police nautique sur le lac artificiel leur permet de vérifier que la réglementation en vigueur est bien appliquée et de s'assurer du bien être de tous.
- Il font également quelques remorquages d'embarcations en difficulté ou en panne.
- Les enquêtes d'investigation constituent la majeure partie de leur activité (environ 80%). Ces techniciens un peu particuliers recherchent les indices judiciaires dans les milieux aquatiques. Leur quotidien : l'exploration de milieux difficilement accessibles de gouffres puits, lacs, fleuves, canaux et autres bassins. Lors de leurs interventions, ils sont amenés à effectuer des prélèvements, des photographies ou encore quadriller un secteur pour effectuer des constatations.
Les plongeurs de la gendarmerie de DIENVILLE sont amenés à intervenir dans les régions de Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté et une partie de la Lorraine. Ce territoire leur octroie un vaste champ d'action sachant que la Champagne-Ardenne regroupe à elle seule environ 550 kms de canaux.
Ces gendarmes sont prêts à intervenir en tout lieu, 24h/24, le délai des premières constatations doit être en effet le plus court possible afin d'éviter toutes pollutions des zones à explorer.
La sélection est draconienne et le nombre de places limité pour les gendarmes qui souhaitent intégrer le centre de formation des plongeurs de la gendarmerie basé à ANTIBES. Ils se doivent d'avoir une condition physique irréprochable car les tests que subissent les volontaires sont proches de ceux proposés pour l'aéronautique. Cependant pour assurer des missions qui amènent ces militaires à rester jusqu'à 6 heures dans l'eau, la formation ne s'arrête pas là. Les entraînements réguliers auxquels ils participent leur permettent de parfaire leurs techniques d'intervention.
