
Le patrimoine aubois est composé de 354 édifices protégés dont 143 édifices classés au titre des monuments historiques, et 211 inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
L’Etat est propriétaire et gère trois édifices monumentaux :
On trouve dans l’Aube une architecture variée et typique.
Les constructions à pans de bois y sont très répandues avec de très beaux exemples du XVIème siècle dont un ensemble urbain unique à Troyes, capitale des comtes de Champagne.
L’architecture monumentale (églises, hôtels particuliers, etc…), quant à elle, présente de nombreux exemples en craie notamment en champagne sèche , calcaire tendre, dont la durée de vie est estimée à 400 ans et nécessite une surveillance et des travaux d’entretien permanents.
Mais on trouve également la présence de grès, d’adobe, briques de terre séchée en champagne crayeuse et humide et de brique cuite associée à la craie pour former d’harmonieux décors appelés damiers champenois. Au XIXème siècle, l’emploi de la brique se généralise avec de très beaux exemples de dessins de calepinages.
Les toits de chaume, disparus aujourd’hui, ont été remplacés par la tuile plate, et l’Est du département présente des couvertures originales à la " romaine " avec tuiles plates et tuiles creuses. Enfin, la tuile " violon ", modèle original de tuile mécanique, s’est développée à partir de la moitié du XIXème siècle, surtout le long de la vallée de la Seine.
Depuis de nombreuses années, le service départemental de l’architecture et du patrimoine de l’Aube, mène également une politique de protection des paysages et de sauvetage de l’architecture rurale et des granges à pans de bois menacées quotidiennement par les exigences du productivisme.
Ce patrimoine important et fragile est quotidiennement menacé par des conditions climatiques et géographiques défavorables : forte humidité ambiante, pluies régulières, nappes phréatiques importantes, terrains argileux, contrastes de température, etc…nécessitant une surveillance et un suivi permanent où l’Etat, par l’intermédiaire du service départemental de l’architecture et du patrimoine, joue un rôle de tout premier ordre au côté des collectivités locales.
Mais l’Aube présente également un important patrimoine lié au développement de l’industrie bonnetière au XIXème siècle.
Ensembles d’habitats ouvriers, maisons patronales cossues, friches industrielles couvrant plusieurs dizaines d’hectares à proximité immédiate des centres villes représentant de vastes chantiers et des enjeux de planification urbaine et de reconversion où le service départemental de l’architecture et du patrimoine de l’Aube joue un rôle prépondérant pour concilier dynamisme économique, modernité et souci permanent de qualité et de mémoire.
(page mise à jour le 21/10/2008)